Politique

HIDALGO n’est pas écolo

Hidalgo est tout sauf écolo.

Pour être écolo, au sens protecteur du terme, au sens engagé pour l’environnement, et non activiste opportuniste contre un monde dont le rejet est la première motivation, que faut-il ?

Probablement un sens de la relation à son propre environnement immédiat, dont l’humain fait partie, merci de ne pas l’oublier. Une posture la plus équilibrée entre les besoins individuels et le respect dans la sollicitation de la ressource humaine et environnementale.

Ainsi, l’écologiste, celui qui veut quelque chose pour l’autre, se trouve en fait en position de relation à l’autre dépourvue de perversité, de toxicité, de manipulation, de domination dans le but narcissique de capter une réponse à sa demande la plus égocentrée.

L’écologiste est conscient de l’impact de son action sur l’autre, et adapte avec une certaine empathie cette action individuelle à la préservation de l’intérêt de l’autre, mais surtout à son intégrité morale et physique.

Ainsi, le pervers ne peut être écologiste. Le pervers commence par s’acheter une moto extrêmement bruyante, qui la nuit réveille en moyenne 1500 personnes : le plaisir d’emmerder le monde plus fort que celui de rouler. C’est aussi celui, ou celle, qui roule aussi bien au-delà de la limite autorisée, sur le périphérique parisien par exemple, insulte les policiers, pendant qu’il, ou elle, soumet les autres automobilistes à des règles totalitaires. Et oui, madame HIDALGO considère qu’elle pollue moins à 120 km/h qu’à 70 km/h. Son véhicule en tout cas.

Plus le pervers s’appuie sur une rigidité morale supposée, derrière des règles strictes, laïques ou religieuses, traditionalistes ou intégristes notamment, ou du droit social en tant qu’ex inspectrice du travail, plus il se « planque » et agit derrière les façades supposées morales de l’institution. Il fait de la règle l’outil de sa domination, de son pouvoir, de sa revanche.

C’est le politique qui s’insurge des imperfections de la société, et vote des lois nombreuses pour au final considérer qu’il n’a lui-même pas à les respecter.

Ainsi, le pervers soumet, contraint, abuse, abîme et génère une action destructrice sur l’autre pour nourrir son narcissisme maladif, obsessionnel. Parfois aussi par revanche, par colère, par une telle accumulation d’aigreurs et de frustration, que seule l’action de domination perverse s’impose comme solution à son déséquilibre.

Alors, madame Hidalgo, écolo ou perverse narcissique ? La réponse semble évidente et immédiate, par simple observation de ses décisions, de ses actions, de sa communication.

En quelques mots, elle illustre le fait que la perversité narcissique au féminin n’a rien à envier à celle de l’homme. Une revancharde en colère, obsédée par la reconnaissance sociale, par le pouvoir d’accéder à la notoriété. Elle utilise en bonne opportuniste la protection de l’environnement pour soumettre avec le recours de la loi, de la règle, l’environnement humain dépendant de son autorité abusive à son obsession toxique et narcissique de contrôle. Détester les habitants du 16e arrondissement pour construire des logements pour les migrants le long des immeubles du Bois de Boulogne, mais ne pas considérer ces mêmes migrants pour les déloger de la Porte de la Chapelle.

Par ce fait, madame HIDALGO occupe une posture de pollution morale, de toxicité active de son environnement, indifférente aux conséquences psychologiques d’un quotidien qui ressemble de plus en plus à la foire d’empoigne, et alimente la violence des rapports humains.

La destruction ne compte pas. Elle est pour elle le prix de sa névrose obsessionnelle, l’indispensable sacrifice humain et sa soumission à la conquête d’une image, d’un supposé pouvoir par le statut, qui, en France, est encore trop souvent la clef d’activation d’une perversité narcissique, en totale contradiction avec le sens d’un intérêt collectif.

La pouvoir à la française malade des névroses de ceux qui le convoitent ? Le prix à payer pour notre si bonne obéissance, à moins que ce ne soit celui de notre coupable et narcissique indifférence.

Le Guetteur

29 novembre 2017

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